Valentino Garavani, ses 5 carlins et 6 créations , Vogue 2007
La mode peut paraître superficielle, superflue, sans but. Certains n’y paient pas trop attention. Certains se vêtissent parce qu’ils doivent et non parce qu’ils veulent plaire, s’exprimer, expérimenter. Tout simplement, ils n’y prennent pas plaisir. C’est compréhensible.
Mais je vous propose un autre point de vue. La mode c’est de l’art, la création en soi, l’imagination transmise sur une feuillle, une simple esquisse transformée en quelque chose de concret, sur du cotton, du taffeta, du chiffon, ou même du papier bulle. C’est un moyen d’expression comme un autre. Et même plus...
Les photos, les tableaux, les sculptures, les constructions, les installations, les films, on ne peut pas les traîner avec nous, ils ne peuvent pas nous compléter sans un contexte précis. La mode si. C’est elle qui nous place dans un contexte. Et elle est véritablement sur nous, à nous, omniprésente. Elle est manipulatrice, manipulée. Comme dit Oscar Wilde : « La mode est une forme de laideur si intolérable qu’il faut en changer tous les six mois. », je préciserais plutôt qu’il faut la changer non parce qu’elle s’enlaidit mais parce qu’elle se démode. En se démodant, elle a le besoin de nous surprendre. Elle évolue avec l’Histoire, la société et transforme les mentalités. « Pour le meilleur ou le pire. » Elle dure plus longtemps qu’un mariage et devient plus couteuse qu’un divorce… C’est un investissement, mais qui principalement constitue un épanouissement que chacun devrait se permettre.
